Les effets
de la THA ont été étudiés chez
22 patients (13 au stade SIDA, 9 au stade pré-SIDA
ARC et 1 asymptomatique) répartis a posteriori
* en deux groupes : le 1er, A=12 (5
SIDA, 7 ARC) a reçu de la THA (200 mg/jour) pendant
plus de 44,75 ± 14,07 mois, le 2ème, B=10 (7
SIDA, 2 ARC, 1 asymptomatique) a reçu de l'AZT
(zidovudine, 600-1200 mg/jour) après l'arrêt de
la THA qu'il avait reçu pendant 20,2 ± 6,67
mois.
Résultats : 12
mois après l'arrêt de la THA dans le groupe B,
un seul décès (suicide) a été
noté, dans le groupe A où la THA a
été maintenue, tandis que dans le groupe B, 7
patients sont décédés au cours des 6
premiers mois, et 3 au cours des 12 premiers mois (m ±
sd : 6,6 ± 2,01, p<0,001).
Ces
résultats
- indiquent que le
remplacement de la THA par l'AZT en monothérapie n'a
aucun effet favorable sur la survie à moyen ou long
terme des personnes séropositives.
- semblent indiquer que la THA améliore nettement la
survie à long terme des patients
séropositifs.
- justifient la reprise de nouveaux essais
thérapeutiques de la THA (en mono et en
polythérapie) sur une plus large échelle.
* le
remplacement de la THA par l'AZT chez 10 de ces 22 patients
a été imposé par les autorités
médicales françaises qui n'étaient pas
convaincues, à l'époque, de
l'intérêt de la THA.
Paris, le
vendredi 28 juin 1996