Avant de signer (ou de pas signer) la
pétition qui se trouve à la fin de ce texte,
nous vous prions de bien vouloir lire les informations qui
vont suivre.
Elles ont
été établies à partir de
plusieurs courriers qui ont été
adressés à l'association POSITIFS et des
réponses que nous y avons apportées.
Q Nous avons reçu
récemment un document du ministère de la
Santé sur le Sida.
Nous avons
constaté que certaines associations n'étaient
pas citées, notamment la vôtre - POSITIFS, qui
pourtant réalise un travail important d'aide directe
aux malades, avec votre fonds d'aide et la transmission
d'informations très variées (notamment sur
votre serveur Internet), s'attachant à aborder les
sujets avec un regard critique aussi bien sous leur angle
officiel que non officiel, et qui ne concernent pas que le
Sida.
Ne pas rendre visible votre association ne vous aidera pas
à faire connaître votre fonds d'aide pour les
personnes en état de précarité, qui
vivent notamment en France et en Afrique.
Et, pourtant, il n'y a pas beaucoup d'associations qui
fassent un tel travail et, d'après vos rapports
publiés sur votre serveur Internet, vous semblez
rencontrer bien des difficultés à obtenir des
subventions et dons pour ce FAR.
L'État français ne vous subventionne
même pas ! Cela est stupéfiant quand on pense
que des ministères (Santé, Coopération,
Jeunesse et Sports, etc.) subventionnent des associations afin de rémunérer des emplois salariés
(sont-ils tous nécessaires ?). Et ces financements
permettent à l'État de récupérer de
l'argent par le biais des cotisations sociales ! Pourquoi ne
pourrait-il pas utiliser ces "retours d'argent" pour
subventionner des entreprises bénévoles comme
la vôtre qui permettent d'aider directement les
personnes dans la précarité ? *
Et cette omission est d'autant plus irrespectueuse que dans
un de leur chapitre, qui prétend faire un historique
du Sida et de la lutte qui s'est développée,
c'est toujours les mêmes associations qui sont
citées, la vôtre est encore "oubliée" !
Avez-vous eu vent de ce
document ? Dans la négative, nous pourrions vous
l'adresser, si cela vous intéresse.
En tout cas, il serait
nécessaire que vous réagissiez !
Et toutes nos félicitations pour vos actions.
R Nous sommes tout à fait au
courant de cette publication.
Puisque vous, et d'autres qui nous ont déjà
contactés à ce sujet, insistez pour que nous
réagissions, nous publions sur notre serveur Internet
le courrier que nous avons adressé au
ministère de la Santé, à ce sujet, le
10 janvier 2000 ; à ce jour (1er Mai 2000), nous
n'avons toujours pas reçu de réponse.
Vous trouverez ensuite quelques réflexions qui nous
ont été inspirées par votre lettre (cf.
astérisques réunies sous le titre
Précisions), et pour terminer une
pétition.
Voici donc, pour
commencer, la copie de notre courrier :
Paris, le 10
janvier 2000
Monsieur Bertrand Sachs
Division sida / DS2
Direction Générale de la Santé
**
Monsieur,
Nous vous écrivons
au sujet de la brochure Infection par le VIH et sida de
l'association Arcat-sida dont la 7ème édition
(1999) a été intégrée dans la
collection VIH/Sida du ministère de l'Emploi et de la
Solidarité.
Que l'association
Arcat-sida n'ait pas répertorié l'association
POSITIFS dans son Carnet d'adresses (p.161) est
déjà critiquable puisque, comme les autres
associations citées, nous avons une action
régionale et nationale depuis 1989 (dans notre carnet
d'adresses, édité sur notre serveur Internet,
nous avons référencé de nombreuses
associations, dont Arcat-sida ... ).
Que le
site Internet de l'association POSITIFS <http://www.positifs.org/> n'ait pas été
référencé en page 150 nous semble
encore plus critiquable car notre serveur est l'un des plus
consultés parmi les serveurs dédiés au
Sida : près de 800 000 connexions actuellement (la
plupart des serveurs qui sont
référencés en page 159 ne
dépassent pas les 10 000 connexions). ***
Quant au chapitre
Chronologie (p. 109-32), l'association POSITIFS n'est pas
citée une seule fois (même pas à la date
de sa création) !
Ceci nous semble particulièrement grave car cela
constitue une falsification de l'Histoire.
Le fait que le ministère de l'Emploi et de la
Solidarité cautionne cette façon de voir est
particulièrement décevant.
La
surprise de plusieurs membres ou sympathisants de
l'association POSITIFS nous a donc conduit à vous
écrire.
En omettant systématiquement de citer l'association
POSITIFS, vous donnez l'impression que cette association
n'existe pas ou que son action est mineure. Cela est
particulièrement méprisant pour le travail
bénévole que nous effectuons (ainsi que pour
celui effectué antérieurement par les membres
décédés) et notamment par
l'intermédiaire de notre serveur Internet, de notre
service des réponses aux courriers et de notre Fond
d'Aide Rapide / FAR (bien que nous n'ayons pu obtenir de
subvention pour le FAR auprès de la Division Sida,
nous avons pu venir en aide financièrement à
plus de 120 personnes séropositives démunies).
****
Je vous prie de croire,
Monsieur, en l'expression de nos salutations
distinguées.
Adrien
Caprani
Président
Ci-joint, pour plus de
précisions, le dépliant de présentation
de l'association POSITIFS.
LES SÉROPOSITIFS AU SERVICE DES SÉROPOSITIFS
ASSOCIATION LOI 1901 BP 230 75865 PARIS CEDEX 18
URL : <http://www.
positifs.org/>
FAX : + 33 (0)1 49
82 72 55
E-mail : positifs@positifs.org
Précisions apportées
par le Dr Gilbert MAURISSON (Secrétaire
général de POSITIFS)
en date du 1er Mai 2000
:
* Cette suggestion nous semble
effectivement fort intéressante : certains
ministères octroient souvent des subventions pour que
des associations de lutte contre le Sida (mais aussi des
associations intervenant dans bien d'autres domaines)
puissent créer un emploi salarié et en retour,
comme il n'existe pas, dans ce cas, de procédure qui
permette l'exonération des charges sociales pour ces
emplois, l'État récupère indirectement une
partie des sommes allouées ! Et c'est ainsi que l'État donne l'impression de s'engager plus qu'il ne le fait
dans certaines causes (tout en créant des emplois ;
ce qui est, certes, un point positif mais n'est pas le but
principal de l'octroi de telles subventions...).
L'idée que l'argent
correspondant à ces charges sociales puisse servir
à subventionner d'autres projets associatifs,
notamment dans le domaine de l'aide directe aux malades -
que ce soit en général aussi bien que dans le
cadre du Sida (et, bien entendu, pourquoi pas le Fond d'Aide
Rapide / FAR de l'association POSITIFS ?) - nous semble
effectivement très intéressante. Cela
permettrait à l'État (donc à la
Collectivité) de venir en aide à un plus grand
nombre d'associations et, de manière indirecte, que
les associations (quel que soit leur domaine d'intervention)
qui reçoivent une subvention, participent à
l'aide directe aux malades.
A ce propos, nous
voudrions signaler que l'engagement du ministère de
la Santé dans le soutien aux associations s'est
effrité depuis ces deux dernières
années (je serais tenter de dire que cela ne nous
concerne pas vraiment puisque nous n'avons pas reçu
de subvention de leur part depuis plusieurs années,
malgré nos démarches faites à plusieurs
reprises, notamment pour notre Fond d'Aide Rapide et pour
notre serveur Internet ; certaines n'ont même
suscité un courrier de réponse !).
Cela est particulièrement malsain pour les
associations qui reçoivent le plus de subventions (ce
ne sont d'ailleurs pas forcément celles qui
participent le plus à l'aide directe aux malades ...
cf. ****).
C'est notamment le cas de l'association AIDES qui nous a
transmis, au début de l'année, sa
"Pétition pour sauver ARC EN CIEL" (l'association
POSITIFS a, bien entendu, répondu à cette
pétition et transmis une quarantaine de
signatures).
ARC EN CIEL mène une des actions les plus
intéressantes de l'association AIDES : il s'agit
d'une structure d'accueil et de soutien des personnes
séropositives en Île de France (des repas sont servis
aux plus démunis, différentes activités
conviviales sont proposées). Il est cependant
regrettable que cette activité, émanant d'une
association nationale, ne puisse s'adresser à des
personnes résidant dans d'autres
départements.
Toujours est-il que le Conseil d'Administration de AIDES Île de France a décidé le 17 janvier 2000 de ne
plus financer ARC EN CIEL ; ce qui, par voie de
conséquence, risque d'entraîner sa
fermeture.
Cette situation résulte avant tout de la restriction
des subventions de l'État.
Mais nous pensons, à POSITIFS, qu'elle découle
aussi d'un excès dans l'utilisation des subventions
que reçoit AIDES pour des actions qui ne sont pas des
aides directes aux malades du Sida, et en particulier le
financement des nombreux emplois salariés qui ont
été créés dans cette association
depuis sa création. Et cela ne se limite pas
qu'à AIDES Île de France, mais aussi aux autres
fédérations de AIDES sur certains
départements, et surtout à AIDES Nationale (la
structure de cette association est constituée de
telle manière qu'il existe des financements distincts
selon les différentes structures). Quelques autres
associations sont dans ce cas. (retour)
** Division sida, Direction
générale de la Santé, Direction de
l'action sociale
Ministère de l'Emploi et de la Solidarité
8, avenue de Ségur, 75350 Paris 07 SP, Tél :
01 40 56 56 01 ou 95, Fax : 01 40 56 56 20
E-mail : dgs-ds@sante.gouv.fr (retour)
*** D'ici quelques jours, le serveur
Internet de l'association POSITIFS, qui est
géré uniquement par des
bénévoles et qui ne reçoit aucune
subvention (même pas pour le minimum de frais qu'il
occasionne - de l'ordre de 1 500FF/mois - qui sont
réglés par certains membres de l'association
car POSITIFS n'en a pas les moyens !) doit atteindre 1
million de connexions.
Les Sites Internet
listés en page 159 de l'ouvrage cité plus haut
:
Act-Up
(http://www.actupp.org), Aides (http://www.aides.org),
Arcat-sida (http://www.arcat-sida.org), Comité
consultatif national d'éthique pour les sciences de
la vie et de la santé (http://www.ccne-ethique.org),
Centre européen pour la surveillance
épidémiologique du sida
(http://www.ceses.org), Coordination nationale des
réseaux ville-hôpital (http://www.cnr.asso.fr),
Crips (http://www.lecrips.net), Revue Transcriptase (http://www.lecrips.net/webidf/partenaires), Site suisse
sur le sida (http://www.hivnet.ch), Site de l'institut de
veille sanitaire (http://www.rnsp-sante.fr), Site du
ministère de l'Emploi et de la Solidarité
(http://www.sante.gouv.fr), Actions Traitements
(http://www.services.worldnet.fr/acttreat/), Ensemble contre
le sida (http://www.sidaction.org), Site francophone pour
les praticiens (http://www.sidanet.asso.fr), Sol En Si
(http://www.solensi.asso.fr), Onusida
(http://www.unaids.org), Site des associations
françaises de lutte contre le sida
(http://www.vih.org). (retour)
**** Concernant le FAR, le bilan de ce
fonds d'aide est publié sur notre serveur Internet
(<http://www.positifs.org/>) en B.8-E.29 (il est actualisé le plus
régulièrement possible dans de nouvelles
rubriques).
Nous allons publier
très prochainement sur notre serveur Internet un
rapport dont le titre provisoire est le suivant : "Motifs
invoqués par des institutions départementales
et régionales pour ne pas financer le Fond d'Aide
rapide (FAR) de l'association POSITIFS : détail et
discussion. Propositions.".
Ce rapport a
été établi à la suite de plus de
200 demandes de subventions effectuées au cours de
l'année dernière par l'association POSITIFS,
auprès de toutes les DDASS, Conseils
généraux, Conseils régionaux et
Conseils économiques et sociaux de France. Nous avons
reçu près de 100 réponses et nous avons
dû établir une vingtaine de dossiers de
demandes de subvention. Mais aucune subvention n'a pu
être obtenue pour l'instant.
Ce rapport montre, entre-autre, à quel point
l'implication de ces institutions, censées
représenter les Français, est limitée
et est devenue obsolète ; de nombreux motifs
avancés pour ne pas participer au financement du FAR
sont très discutables et même contradictoires.
Et parmi les quelques financements réalisés
par ces organismes, on s'aperçoit que ceux qui
concernent l'aide directe aux malades sont peu nombreux.
Le financement d'actions concernant la prévention est
certes louable, mais il devient excessif, et exclusif,
lorsque, parallèlement, très peu d'actions
d'aides directes aux malades sont subventionnées par
ces organismes (ce qui pourrait s'expliquer, d'après
certains, par le fait que le Sida ne fait plus la une de
l'actualité et que, parmi les électeurs, les
séropositifs constituent un faible pourcentage...
(retour)
QUE LES INTERNAUTES QUI LE SOUHAITENT
N'HÉSITENT PAS À RÉAGIR AUPRÈS
DU MINISTÈRE DE LA SANTÉ :
Ministère de l'Emploi et de
la Solidarité :
<http://www.sante.gouv.fr>
Division sida :
E-mail : dgs-ds@sante.gouv.fr
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